DISTANCES D'ARRÊT, de SÉCURITÉ et CHAMP VISUEL
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Pour vous arrêter à 60 km/h il vous faut 10 mètres de plus qu'à 50 km/h
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| Temps de réaction : vous voyez l'obstacle, 1 seconde plus tard votre pied appuie sur la pédale de freins ! (ce temps est à coup sûr augmenté chez beaucoup de jeunes conducteurs) |
Distance d'arrêt : c'est l'addition de la distance parcourue pendant le temps de réaction et la distance de freinage |
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Ces distances sont indiquées pour un état optimal du conducteur (sans fatigue ni alcool ni médicaments) et de la mécanique (freins, pneus, amortisseurs....) Source des documents : LA PRÉVENTION ROUTIÈRE |

les différences de distances proviennent de l'intensité de la décélération (ci-dessous = 7m/s/s)
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Distance de sécurité : c'est 1 seconde pour réagir + 1 seconde de sécurité (total = 2 secondes) Voir le nouvel article R. 412-12 du code de la route |
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Hors agglomération la distance de sécurité minimum obligatoire entre 2 véhicules ou ensembles de véhicules de plus de 3500 kg ou de plus de 7 mètres de long est de : 50 mètres.
Article L412-2
(inséré par Loi n° 2002-3 du 3 janvier 2002 art. 26 Journal Officiel du 4 janvier 2002)
Est puni de six mois d'emprisonnement et de 3 750 Euros d'amende tout conducteur d'un véhicule à moteur qui, dans un tunnel, ne respecte pas la distance de sécurité suffisante entre deux véhicules ou la distance de 50 mètres pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes, et qui commet la même infraction dans un délai d'un an à compter de la date à laquelle cette condamnation est devenue définitive.
Tout conducteur coupable de ce délit encourt également la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle.
L'immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3.
Ce délit donne lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre de points initial du permis de conduire.
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Distance de sécurité sur autoroute : prendre comme référence la longueur de deux lignes d'une bande d'arrêt d'urgence (= 90m). |
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Plus vous allez vite, plus votre champ visuel se rétrécit !
champ visuel exprimé en degrés
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Voir notre page sur l'enfant piéton : comment il voit la route ! Une très bonne page sur les angles morts des poids-lourds |
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EFFETS DE LA VITESSE
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L'automobiliste n'echappe pas aux lois de la physique. Tout corps en mouvement accumule de l'énergie. En cas de choc, l'énergie cinétique dégagée croît en fonction de la masse du véhicule et de sa vitesse initiale. Ainsi, la force d'impact d'un véhicule lancé à 90 km/h est 9 fois supérieure à celle d'un véhicule lancé à 30 km/h. Car lorsque la vitesse est multipliée par 3, l'énergie cinétique est, elle, multipliée par son carré (9). La gravité des traumatismes occasionnés sur le corps humain s'accroît en conséquence. Energie cinétique 1/2mV2 Energie dégagée par le choc d’un véhicule d’une tonne :
50 km/h : 96450 KiloJoules
60 km/h : 139027 KiloJoules
70 km/h : 189421 KiloJoules
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Une seconde, c'est le temps minimum qu'il faut au conducteur vigilant pour réagir face à l'obstacle. De la vitesse du véhicule dépend ensuite la distance de freinage et d'arrêt. Dans des conditions normales de circulation, il lui faudra 165 mètres pour s'arrêter s'il roule à 130 km/h et 250 mètres à 180 km/h...
Mais comme toute image, celle d'un compteur bloqué à 200 km/h est forcément réductrice lorsque l'on parle de vitesse excessive. Car l'excès, ce peut être aussi de rouler à 70 km/h dans une "zone 30" ou à 130 km/h par temps de pluie ou de brouillard sur une autoroute. De la même manière, une vitesse inadaptée -aux conditions climatiques, à l'état du véhicule, à l'état de fatigue du conducteur ou aux règles en vigueur (80 km/h sur autoroute, par ex.) - est tout autant génératrice de risques. |
Au final, ce sont les distances de sécurité, l'état du conducteur et l'adaptation de la conduite aux conditions de la route qui déterminent la prise de risque de l'automobiliste. Mais la vitesse, elle, intervient toujours - de manière directe ou indirecte - dans la gravité de l'accident. |
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À 60 km/h, la violence d'un choc équivaut à une chute verticale du haut d'un immeuble de 5 étages. À 150 km/h, le choc équivaut à une chute verticale de plus de 88 mètres ! |
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Des limites à la technologie |
Les améliorations apportées en matière de sécurité ont fait leurs preuves : ceinture de sécurité, airbags, système de freinage ABS... Mais la performance de ces équipements peut avoir des effets pervers : le sentiment de sécurité, voire d'invulnérabilité ressenti à l'intérieur de l'habitacle inciterait les conducteurs à prendre davantage de risques.
C'est pourtant un leurre : les dispositifs de protection ne peuvent annihiler les lois physiques de la vitesse. Sans oublier que le tracé et la visibilité des routes, des autoroutes en particulier, ont été conçus selon des normes correspondant à une vitesse de référence. La dépasser modifie d'autant la bonne maîtrise du conducteur. |
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Le système ABS (ou ABR en français Anti Blocage des Roues), contrairement aux idées reçues, ne change en rien les lois de la physique et ne réduit que peu les distances de freinage.
Il permet au conducteur, lors d'un freinage brusque, de garder un meilleur contrôle de la trajectoire du véhicule, afin d'éviter un obstacle éventuel.
Seul un freinage "intelligent" - en gardant son calme pour doser la force sur le frein - (acquis lors d'un stage par ex.) peut réduire la distance de freinage. Toutefois, qui peut affirmer que, sous l'effet de la peur, il n'écrasera pas le frein ?
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En cas de choc avec un piéton,
la probabilité de décès du piéton est de 10 % pour un impact à 20 km/h. Elle passe à 30 % à 40 km/h pour atteindre 85 % à 60 km/h et 100 % à 80 km/h. |
L'homme n'est pas "programmé" génétiquement pour "aller vite" ; il ne peut y arriver que par des substituts techniques, sinon c’est un animal à déplacement lent (le champion du monde du 100 mètres court à 36 km/h). C’est pourquoi la nature l'a doté d'aptitudes physiologiques lui permettant de gérer sa propre mobilité mais pas sa vélocité mécanique.
En revanche, certains animaux ont développé des capacités en rapport avec leurs propres vitesses de déplacement ; le faucon pèlerin est capable d'atteindre en piqué des vitesses comprises entre 270 et 350 km/h ; il est capable aussi de voir un pigeon à plus de 8 kilomètres. |
Modulez votre vitesse en fonction des obstacles et des conditions de visibilité.
Même si vous ne dépassez pas la limitation, votre vitesse peut être jugée excessive par les forces de l'ordre !!
Cela correspond à un défaut de maîtrise du véhicule.
Différence entre excès de vitesse et dépassement de la vitesse autorisée ?
Au risque de donner l'impression de vouloir jouer sur les mots, il est nécessaire de distinguer ces deux notions, dans la mesure où leurs conséquences juridiques sont différentes.
L'excès de vitesse est constitué par le fait que le conducteur n'a pas modulé sa vitesse en fonction des obstacles ou des conditions de visibilité, ainsi que l'exige le Code de la Route (art R413-17). La Cour de Cassation estime qu'il s'agit d'un fait dont la preuve peut être rapportée par tous moyens, et que l'emploi d'un cinémomètre n'est pas le seul mode légal de preuve d'une contravention d'excès de vitesse. Les tribunaux ont pu considérer que la preuve de l'excès de vitesse découlait des résultats mêmes de cette inconscience, appuyés par les témoignages de témoins, par un accident suite à un dérapage sur route mouillée ou par des éléments divers consignés dans des procès verbaux.
En revanche, les Tribunaux jugent que concernant le dépassement de vitesse autorisée, lorsqu'il ne s'accompagne d'aucun accident, l'infraction doit être prouvée avec certitude. En conséquence, elle doit être établie au moyen d'appareils de mesures fiables et de méthodes précises.
voir à ce sujet, l'article de Rémy JOSSEAUME
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LIMITATIONS DE VITESSE EXTRAIT DU CODE DE LA ROUTE :
Section 1 : Vitesses maximales autorisées
Article R413-1
Article R413-2
I. - Hors agglomération, la vitesse des véhicules est limitée à :
1° 130 km/h sur les autoroutes ;
2° 110 km/h sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central ;
3° 90 km/h sur les autres routes.
II. - En cas de pluie o